Jouissance accrue des droits relatifs à la santé, notamment à la santé sexuelle et reproductive (SSR), des femmes, hommes, filles et garçons, affecté.e.s par les conflits dans le nord du Burkina Faso et dans les jeunes dans le reste du pays.
de personnes ont besoin d’aide humanitaire
de personnes ont besoin de soins de santé
a déjà subi de la violence physique
à un moment dans sa vie depuis l’âge de 15 ans
En 2025, la situation humanitaire au Burkina Faso reste préoccupante, marquée par des besoins croissants liés aux déplacements de population. On dénombre ainsi environ 2 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et 41 765 réfugiés, provenant majoritairement du Mali. L’insécurité, notamment liée aux conflits armés, continue de restreindre l’accès aux services de base tels que la santé, l’éducation et l’alimentation.
Ces attaques armées de groupes radicaux mettent à rude épreuve le fonctionnement du système de santé. Les femmes, les adolescentes et les filles, à risque d’être exposées aux violences physiques, sexuelles et psychologiques, sont les plus affectées, notamment en raison des difficultés d’accès aux ressources et aux moyens de transport nécessaires pour parcourir une longue distance.
De plus, au Burkina Faso, les inégalités de genre sont importantes, tant au niveau de l’accès et du contrôle des ressources, qu’au niveau de la famille, de l’intégrité physique et de la liberté civile et des droits.
Par ailleurs, le système de santé est fortement affecté. En effet, environ 31 % des structures sanitaires sont impactées, dont 17,7 % complètement fermées, tandis que d’autres fonctionnent à capacité réduite, limitant l’accès aux soins pour des millions de personnes. Les infrastructures sanitaires et les services publics demeurent également exposés aux violences, aggravant l’insécurité pour les populations et le personnel de santé.

Un médecin et une sage-femme présentent des méthodes contraceptives à une patiente lors d’une consultation au centre médical Gounghin 7 de Ouagadougou.
Dans ce contexte d’instabilité, Médecins du Monde intervient pour répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables, avec un accent particulier sur la santé des femmes et des enfants, qui sont les plus touchés par cette situation de précarité.
Médecins du Monde met en œuvre un programme d’urgence humanitaire dans la région du Centre-Nord du Burkina Faso, avec une base opérationnelle à Kongoussi. Les équipes sur place proposent des soins de santé primaires gratuits, des activités de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre ainsi que des services de santé mentale et de soutien psychosocial, en particulier dans les zones accueillant de fortes concentrations de personnes déplacées.
L’association a aussi contribué à la réouverture de structures de santé dans plusieurs districts, soutenu la prise en charge gratuite des patients dans différents centres médicaux et participé à la gestion des urgences vitales au sein des structures de référence.
Médecins du Monde soutient depuis 2021 le ministère de la Santé et les acteurs du district sanitaire de Baskuy à Ouagadougou dans leur programme d’accès à l’offre de soins en santé sexuelle et reproductive pour les jeunes de 10 à 24 ans.
L’organisation accompagne la mise en œuvre d’activités médicales, communautaires et de plaidoyer visant à améliorer l’accès aux soins, la diffusion de l’information sur les services de santé disponibles mais aussi la levée des barrières institutionnelles et juridiques qui empêchent les personnes adolescentes et jeunes de jouir pleinement de leurs droits en santé. Une prise en charge et un suivi rapide des situations urgentes de violences basées sur le genre, y compris les violences sexuelles, a été assurée.
Parallèlement, Médecins du Monde a contribué à la formation professionnelle et à la réinsertion socio-économique des adolescentes et jeunes filles, leur permettant d’apprendre un métier ou d’acquérir des compétences techniques afin de s’insérer durablement dans la société.
"Grâce aux formations du projet, j’ai gagné en confiance, amélioré mes conditions d’hygiène et je suis aujourd’hui capable de sensibiliser d’autres femmes.”
— Adolescente participante aux formations du projet Nord Burkina Faso