La situation s’est envenimée au Pakistan en août 2022 quand les pluies de mousson diluviennes ont endommagé ou détruit près de 1400 établissements de santé. C’est tout le réseau de santé national qui en a été affaibli alors que les besoins étaient plus criants que jamais. En effet, 50 % de la population pakistanaise n’avait déjà pas accès aux services de soins de santé primaires.
Traversées par des cours d’eau importants, les régions Nowshehra et Charsada au nord ont été particulièrement affectées par le déluge. Suivant les recommandations du ministère de la Santé, Médecins du Monde y a concentré ses interventions afin de répondre aux besoins en santé et en nutrition des populations affectées.

« La zone était recouverte par 1.5m d’eau. De nombreuses épidémies sont apparues. Des maladies comme la gale, les infections cutanées, la diarrhée, la leishmaniose sont devenues incontrôlables. La situation était d’autant plus difficile puisqu’il n’y avait pas d’établissements de santé à proximité.
Médecins du Monde a mis en place des camps médicaux et des cliniques mobiles. Ils ont mis sur pied des ateliers d’éducation et de sensibilisation afin de ralentir les épidémies. Puis pour lutter contre la malnutrition, ils ont offert des tests de dépistage, en plus d’avoir déployé des dispensaires, des pharmaciens et des experts.
Aujourd’hui, la situation s’est nettement améliorée. Les maladies causées par l’inondation ont presque disparu. Les autres questions relatives à la santé sexuelle et reproductive demeurent d’actualité, mais semblent s’améliorer. »
Dr Syeda Zainab – Dispensaire Civil de Agra
Grâce à vos dons, les équipes de Médecins du Monde ont :
- Assuré 22 784 consultations cliniques dans 4 centres de santé
- Offert des consultations cliniques à 2 559 femmes
- Animé 1 156 rencontres de sensibilisation sur la santé et l’hygiène
- Réalisé des tests de dépistage de la malnutrition à 9 717 enfants
- Distribué 4 150 kits d’hygiène pour les femmes
Les dons que vous avez faits à Médecins du Monde ont permis d’éviter une réaction en chaîne qui aurait pu être désastreuse. L’accès aux soins est primordial, mais lorsqu’elle est accompagnée de sensibilisation et d’éducation populaire, c’est l’ensemble de la communauté qui est en mesure d’agir pour une santé globale.