Dès les premiers instants qui ont suivi la catastrophe, un séisme de magnitude 7 selon le Centre marocain pour la recherche scientifique et technique, Médecins du Monde a organisé une mission d’évaluation. L’équipe locale a été immédiatement renforcée de 3 personnes. Une coordinatrice urgence, une coordinatrice santé mentale et soutien psycho-social et une coordinatrice logistique sont venues renforcer la mission.
Cette mission d’évaluation s’est rapidement transformée en intervention psycho-sociale d’urgence et les premiers soins psychologiques ont pu être apportés aux personnes affectées dans les villages. Une collaboration s’est mise en place avec des partenaires locaux dont CARE Maroc.
CARE Maroc s’est concentrée sur la couverture des besoins de base comme la distribution de nourriture et de kits d’hygiène, tandis que Médecins du Monde se chargeait de la prise en charge psychosociale. Cette prise en charge a été assurée par deux équipes mobiles, composées d’un total de 6 psychologues marocains. La prise en charge médicale était dès le début de la responsabilité du gouvernement.
Les activités de santé mentale et soutien psychosocial se sont traduites par des consultations psychologiques individuelles et des activités groupales, comprenant des groupes de parole, des interventions PSP (premiers secours psychologiques) et des ateliers thématiques liés aux besoins des communautés affectées. Elles ont bénéficié à 526 personnes lors des consultations psychologiques individuelles et 4.331 dans le cadre d’activités psychosociales de groupe.
Parallèlement, des formations ont été proposées aux organisations partenaires locales, notamment sur la santé mentale et le soutien psycho-social dans les situations d’urgence.
La réponse continue
Aujourd’hui, les équipes de Médecins du Monde sont toujours renforcées sur le terrain : une équipe d’intervention de 6 psychologues nationaux travaillent aux côtés d’une équipe s’occupant de la coordination, de la logistique et référent.es santé et santé mentale (dans les situations d’urgence). Si dans la première phase de l’intervention, il fallait répondre aux besoins de base des populations affectées par le séisme, durant la seconde phase, en 2024, l’action cible le rétablissement de l’accès aux services essentiels pour les personnes en situation de vulnérabilité, dans les zones affectées par le séisme.
Le séisme a mis en évidence les inégalités préexistantes dans la zone d’intervention : les personnes marginalisées qui parvenaient à satisfaire leurs besoins essentiels avant la catastrophe se sont retrouvées doublement frappées par le séisme et par les facteurs intersectionnels d’exclusion. Les personnes malades ou à mobilité réduite, les femmes, les nourrissons et les familles mono-parentales gérées par des femmes mais aussi les travailleur.euses du sexe, les survivant.es de violences basées sur le genre, les personnes en situation de migration ainsi que d’autres populations marginalisées sont particulièrement exposées en raison de leur vulnérabilité préexistante.
Médecins du Monde Belgique est présente au Maroc depuis 2013 dans la région de Oujda et de Rabat. Elle vient en aide aux personnes migrantes pour leur donner accès aux soins de santé dont ils et elles sont exclu.es. Des projets spécifiques visent les femmes migrantes et les enfants en situation de migration qui se trouvent sur le territoire marocain.
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Partenaires locaux dans ce projet |
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CARE (France et Maroc), l’ALCS (ses antennes de Marrakech et Taroudant), MS2, la SMPC (société nationale des psychologues cliniciens), Psychologues Maghreb ainsi que les autorités administratives et sanitaires. |
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Partenaires internationaux dans ce projet |
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La Chaîne du Bonheur, le Centre de crise et de soutien du Ministère des Affaires Etrangères français (CDCS), le Ministère des Relations Internationales et de la Francophonie du gouvernement du Québec (MRIF) et Wallonie-Bruxelles International (WBI). |