Mise en place d'un Dispositif Minimum d'Urgence (DMU) en santé sexuelle et reproductive et de soutien psychosocial et accès aux soins.
morts
personnes blessées
magnitude
Le 8 septembre 2023 à 23 h (heure locale), un séisme de magnitude 6,8 a frappé le Maroc, suivi de répliques de magnitude 4,9 et 4,5. Son épicentre, situé dans le Haut Atlas, à 71 km au sud-ouest de Marrakech, a placé les provinces d’Al-Haouz et de Taroudant au cœur d’une catastrophe aux conséquences dramatiques.
Au-delà des pertes humaines et matérielles, ce séisme a durement affecté la santé mentale des populations, en particulier dans les zones montagneuses d’Al-Haouz et de Taroudant. Les personnes déjà vulnérables avant la catastrophe — personnes en situation de handicap, femmes et filles, travailleur.euse.s du sexe (TDS), survivant.e.s de violences basées sur le genre (VBG), personnes SOGIESC et personnes en situation de migration — ont été touchées de façon disproportionnée, leur fragilité préexistante les exposant davantage aux conséquences de la crise.
Face à l’urgence, les autorités gouvernementales ont activé le mécanisme national de réponse : déploiement d’équipes de protection civile, renforcement des réserves de sang et acheminement de ressources essentielles (eau, nourriture, tentes, couvertures) vers les zones touchées. La distribution de l’aide dans les régions reculées et la couverture des besoins en santé primaire demeurent toutefois des défis majeurs.

Photo : Marc Ferra
En partenariat avec l’Association Marocaine de Lutte Contre le Sida (ALCS), Médecins du Monde est intervenu dans les zones sinistrées en mettant en œuvre des activités adaptées au contexte communautaire et culturel local, et a continuellement ajusté sa réponse à l’évolution des besoins, dans l’objectif de contribuer à la réponse du Maroc au séisme.
Médecins du Monde a mis en place un hébergement d’urgence, distribué des kits d’hygiène et alimentaires, et activé le Dispositif minimum d’urgence en santé sexuelle et reproductive, incluant un volet de soutien psychosocial pour les communautés touchées. L’organisation a également soutenu et renforcé les intervenant.e.s de première ligne à travers des formations techniques destinées aux partenaires locaux, afin de garantir la qualité de la prise en charge, et a contribué à la coordination entre les acteurs humanitaires présents au Maroc.
La société civile locale a été renforcée dans son plaidoyer pour le respect des droits des personnes en situation de vulnérabilité, afin de garantir la durabilité des actions, l’appropriation communautaire et un meilleur accès aux droits et aux services de santé de qualité. Cela s’est traduit notamment par l’engagement des communautés et des représentant.e.s d’usager.ère.s pour une participation effective à l’accès aux droits à la santé des personnes en situation de vulnérabilité.