Situation au Sahel : Cécile Yougbare au conseil de l'ONU
Ce jour-là, Cécile Yougbare parle pour l’organisation Médecins du Monde, mais aussi en tant que citoyenne Burkinabé, pays malheureusement au cœur d’une escalade sans précèdent de violences.
- Au Burkina-Faso, 53 % des personnes déplacées internes sont des femmes. Parmi elles, trois sur quatre se disent survivantes de violences. Nos équipes médicales constatent une recrudescence des viols lors de leurs sorties en cliniques mobiles.
- En 2021, plus de 800 civils ont été tués au Mali, au Burkina Faso et au Niger, dans des attaques attribuées à des groupes armés non étatiques. D’autres civils sont morts dans des exactions attribuées à des forces de défense et de sécurité.
- En tant qu’association humanitaire de santé, Médecins du Monde est particulièrement préoccupé par les attaques contre les personnels de santé. Rien qu’en 2020, 25 personnes ont été tués au Burkina Faso et 6 ont été kidnappés ou blessés.
La Coalition citoyenne est née du constat selon lequel la stratégie menée depuis 2013 pour tenter de mettre fin à la violence n’a pas permis de ramener la stabilité dans la région du Sahel. La réponse sécuritaire telle qu’elle a été menée n’a pas suffisamment pris en compte les besoins des populations.
Voici les recommandations de la Coalition qui devraient guider toutes les actions au Sahel :
- Placer la protection des civils au cœur de la réponse à la crise au Sahel
- Appuyer des stratégies politiques pour résoudre la crise de gouvernance au Sahel
- Répondre aux urgences humanitaires
- Lutter contre l’impunité
Lors de cette présentation, Cécile Yougbare demande que les prochaines communications du Conseil de sécurité, reflètent cette réalité, et soulignent que la lutte contre le terrorisme ne doit pas se faire au détriment de la protection des civils.