«On n’impose rien: on en discute avec elle, et c’est elle détermine ce qui lui convient le mieux.»
Collaborer avec les personnes accompagnées
C’est tellement évident qu’on pourrait presque l’oublier: la toute première collaboration est celle qui unit les intervenant.e.s et la personne accompagnée. Andréanne, infirmière sur la clinique mobile et partenaire de Farin, pair aidant en réduction des méfaits, explique que le protocole de soins se décide à trois. «On se parle tous les deux, on présente deux ou trois options à la personne: c’est souvent un mélange de ce que l’un et l’autre on avait en tête. Là, on n’impose rien: on en discute avec elle, et c’est elle détermine ce qui lui convient le mieux». Le soin devient «une discussion» dans laquelle les premier.e.s concerné.e.s ont leur mot à dire: un atout pour reprendre confiance, et retrouver du pouvoir sur la situation.
Collaborer avec le système de santé
Autre collaboration qui fait autant de sens que la première: celle qui rapproche Médecins du Monde des acteurs et actrices du système de santé. Quand il l’explique, Farin évoque ce «mandat» qui consiste à «créer des portes d’accès» entre des mondes qui se connaissent et se comprennent mal: les personnes qui vivent dans «la culture de la rue» d’un côté, et la médecine de l’autre. Même son de cloche du côté de Mathieu et Lucie-Catherine, qui accompagnent les personnes issues des communautés autochtones. Ensemble, le duo tente de «recréer des liens de confiance» entre des «communautés traumatisées et les services de l’hôpital».
«Plus on travaille ensemble, plus le lien de confiance se renforce, et plus on devient des allié.e.s»
Collaborer avec les organismes communautaires
Les liens que nos équipes créent ne s’arrêtent pas là. Ils s’étendent jusqu’aux organismes communautaires, autres acteurs clé du réseau de soutien des usager.e.s de Médecins du Monde. Là-bas, nos psychothérapeutes proposent aux intervenant.e.s un espace où prendre du recul sur les situations parfois éprouvantes dont ils et elles sont témoins. Pierre, qui a développé notre offre de psychothérapie à destination des intervenant.e.s résume: «le spirit au départ, c’était de prendre soin de celles et ceux qui prennent soin».
«Plus on travaille ensemble, plus le lien de confiance se renforce, et plus on devient des allié.e.s» conclut Mathieu. Du travail en gang, on vous dit.