La santé est un droit fondamental auquel tout le monde n’a pas accès de manière égale. Même au Québec.
Qu’elles soient en situation d’itinérance, migrantes à statut précaire ou plus globalement considérées comme en marge ; un grand nombre de personnes se trouvent encore confrontées aux mêmes freins d’accès aux soins de santé : le jugement et les préjugés.
Pourtant, des choses très simples pourraient faire la différence : écouter, accompagner et faciliter l’accès à un réseau de soutien.
Quelle que soit leur expertise -médecins ou pairs ; navigateurs et navigatrices autochtones ou infirmières ; psychologues, travailleuses sociales ou encore bénévoles, chez Médecins du Monde toutes nos équipes ont une chose en commun. Elles créent des liens.
Chez Médecins du Monde, nous nous engageons à continuer de respecter un principe qui devrait aller de soi : Soigner sans juger.
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La clé de notre approche: mettre la personne au centre

« Mettre la personne au centre » : pour les gens qui nous connaissent, c’est une expression familière. Si on le dit beaucoup chez Médecins du Monde, c’est qu’on y croit fort. Mais ça veut dire quoi, concrètement ? Et surtout, ça change quoi ?
Découvrez l’approche de Médecins du Monde
Le soin, c’est bien plus qu’un acte médical

Ausculter, panser ou prescrire avec respect et bienveillance : c’est juste ça, « soigner sans juger » ? Chez Médecins du Monde, on se fait souvent poser cette question-là. Et quelle que soit la personne qui répond, on est pas mal tous.tes d’accord : oui, le soin c’est ça, mais pas seulement.
Découvrez comment Médecins du Monde aborde le soin
Soigner sans juger : un projet collectif

Il y a au moins 3 bonnes raisons de travailler “ en gang ” : c’est ce que nous ont confié nos équipes, quand on a cherché à dresser un portrait de leurs métiers. Une réalité plutôt éloignée de l’image de l’intervenant.e qui partirait sauver le monde en solitaire, donc.
Découvrez le sens du collectif de Médecins du Monde
Soigner sans juger, pour soigner aussi l’injustice

Quand on donne la parole à nos équipes pour leur demander ce qu’elles espèrent accomplir à travers leur métier, une idée fait l’unanimité : contribuer à construire un système de santé plus juste, plutôt que patcher les problèmes existants.
Découvrez les engagements politiques de Médecins du Monde
Mathieu & Lucie-Catherine

Chacun à leur façon, Mathieu et Lucie-Catherine s’efforcent d’améliorer l’accès aux soins des personnes autochtones, en situation d’itinérance à Montréal. Le duo cherche à établir une relation de confiance avec leurs patient.e.s, comblant ainsi un fossé historique de méfiance envers le système de santé.
Evenold & Juliette

La santé physique des personnes migrantes à statut précaire n’est que la partie visible de l’iceberg et s’avère souvent symptomatique de l’insécurité dans laquelle elles vivent.
Evenold et Juliette accompagnent ces personnes et les aident à naviguer dans un système de santé qui leur refuse l’accès aux soins justement en raison de leur statut.
Farin & Andréanne

Alors qu’Andréanne, infirmière clinicienne, essaie de favoriser une expérience positive des soins pour les patient.e.s, Farin, pair en réduction des méfaits, fort de son vécu, établi des liens avec ceux qui sont en marge des normes sociales. Le duo s’efforce de créer des relations de confiance pour que tous aient un meilleur accès aux soins de santé, sans crainte de jugement.
Pierre & Thierry

Le travail des intervenant.e.s peut être émotionnellement éprouvant. C’est en voulant « Prendre soin de ceux qui prennent soin » que Pierre a mis sur pied des consultations individuelles et de groupes pour les intervenant.e.s. Il en discute avec Thierry, coordonnateur d’implication, qui a fait appel à ces services.
Soigner sans juger c'est faire preuve d'humanité.
Découvrez ces réalités dont on n’entend que trop peu parler; ce monde – marginalisé, traumatisé, exclu mais résilient – qui se raconte à travers les portraits de Ozzy, Eagle Eye, Emmanuel et Katherine, Shane, Bobette, Sylvain ou Alicia

Eagle Eye
« Quand je demande un coup de main, peu importe la situation, on me dit que c’est de ma propre faute si j’en suis là. Regarde ce qui est arrivé à Joyce et à tellement d’autres.
Au moins, il y a des places comme ça. Ces cliniques-là, il devrait y en avoir partout. »

Ozzy
« Je suis chanceux, j’ai fini par voir la lumière au bout de ce tunnel-là. […] A fallu que je marche longtemps. Tellement que quand je m’en suis sorti, j’ai eu peur de ce changement de vie là. Mais j’ai eu du monde pour m’aider. »
Médecins du Monde était de ces gens. Les soins offerts à la clinique mobile ne sortent pas les gens de la rue, mais pour plusieurs, c’est le point de départ dont ils ont besoin.
Gail
Quand on est une femme autochtone, même demander de l’aide peut
s’avérer dangereux. Il aura fallu que Gail puisse entrer en contact
avec l’équipe de navigatrices et navigateurs autochtones de Médecins du
Monde pour qu’enfin sa volonté soit respectée.
« Je me suis battue vraiment fort. Mais aujourd’hui je vis enfin. »
Katerine et Emmanuel
« Ma femme est enceinte. D’une vie. Comment tu peux me dire que si je ne te donne pas 18 000 $, elle ne pourra pas accoucher ? »
Il y a des questions qui laissent tout le monde sans voix. Et il y en a eu beaucoup lors de notre conversation avec Katerine et Emmanuel.
« Comment le prix d’un même traitement peut-il changer d’une fois à l’autre ? Comment se fait-il qu’il faille 4 ans pour recevoir une carte d’assurance maladie ? Pourquoi ne peut-on pas aller à l’hôpital pour savoir à combien de semaines de grossesse on est ? »
Bobette
« Ces gens-là ont besoin d’écoute. C’est du monde tellement seul. Extrêmement seul. »
C’est ainsi que Bobette parle des personnes en situation d’itinérance, dont elle s’occupe aujourd’hui en tant qu’intervenante à la Maison Benoît Labre. Mais elle parle aussi d’expérience personnelle, étant elle-même passée par la rue dès l’âge de 13 ans.
Loin de s’apitoyer sur son sort, Bobette a transformé son expérience
puis toutes les injustices qu’elle a vécues et vues en activisme.

Shane
Quand on a remercié Shane de nous accorder un peu de son temps, il nous a dit que c’était un plaisir de pouvoir partager son histoire, parce que si le récit de son parcours pouvait aider ne serait-ce qu’une personne à se sentir moins seule, sa job serait faite.
« That’s my goal in life, to give back and… make at least a couple people better. »

Sylvain
L’un des grands obstacles liés à la réalité de la vie dans la rue, c’est l’accès à la
santé. Surtout pour Sylvain, qui, pour cause de maladie, doit être suivi
de près. Mais ce ne sont ni les technicalités, ni le manque de
ressources qui lui rendent la chose si difficile. C’est surtout le stigma.
Le regard des autres. « L’hôpital, ça change quand t’es dans une
situation comme la mienne. Tu le sens, que le monde te voit comme une
plaie. Vient que tu ne veux plus y aller, à l’hôpital. »
Nous tenons à rendre hommage à Sylvain et offrir nos condoléances à ses proches.

Alicia
Se faire annoncer par un médecin que notre accouchement devra être déclenché, sous peine de graves conséquences sur notre santé et celle de notre enfant, c’est un choc.
Se faire annoncer qu’il faut d’abord effectuer un dépôt de 5 000 $ et qu’un autre montant pouvant aller jusqu’à 20 000 $ sera débité après l’accouchement, c’est peut-être encore pire.
Surtout lorsque vous êtes en attente d’un statut permanent pour considération humanitaire comme Alicia et que vous n’avez ni les 5 000 $, ni accès à l’assurance maladie.
Pour des milliers de femmes comme elle, qui souvent travaillent et paient des impôts au Québec, la seule façon d’être prise en charge par le système de santé est d’attendre à la dernière seconde pour que leur situation soit considérée comme une urgence.
Merci à nos partenaires !
